Définition de Séquence génétique

Une séquence génétique est une suite de nucléotides, totale ou partielle, décrivant un ADN ou ARN. En brevet, elle n’est protégeable que si la demande expose une fonction technique précise et une application industrielle, pas comme simple information biologique.

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Définition en brevet

Une séquence génétique décrit l’ordre de nucléotides d’un acide nucléique, par exemple une séquence d’ADN, d’ARN ou une séquence partielle liée à un gène. Dans un dossier brevet, elle peut servir à caractériser une molécule, un marqueur, un vecteur, une protéine produite ou une méthode technique. Mais la séquence en tant qu’information biologique ne suffit pas. Le droit français exclut expressément les séquences totales ou partielles d’un gène prises comme telles.

Fonction technique nécessaire

La question centrale est celle de la fonction. La demande doit expliquer ce que la séquence permet de faire techniquement : produire une protéine déterminée, détecter une mutation pertinente, contrôler l’expression d’un gène, fabriquer un outil de diagnostic qui ne se limite pas à une méthode exclue, ou obtenir un effet dans un procédé industriel. Les lignes directrices de l’OEB exigent, pour les séquences de gènes, que l’application industrielle soit divulguée dans la demande. Une suite de bases sans fonction indiquée n’est pas une invention brevetable.

Rédaction des revendications

La revendication doit éviter l’appropriation abstraite d’une information génétique. Elle peut viser une molécule définie, une construction, un vecteur, une cellule transformée, une composition ou une utilisation technique, si chaque élément est soutenu par la description. Les variantes de séquence doivent être maniées avec prudence : des pourcentages d’identité ou des familles trop larges exigent un enseignement crédible sur les fonctions conservées. L’homme du métier doit comprendre quelles séquences exécutent l’invention et comment les utiliser.

Liste de séquences et suffisance

Pour les dépôts européens, les séquences nucléotidiques et protéiques pertinentes doivent être présentées selon les exigences de liste de séquences applicables, notamment le standard WIPO ST.26 pour les dossiers concernés. Cette formalité ne remplace pas la description technique. Il faut encore relier les entrées de la liste aux revendications, aux exemples et aux résultats. Une liste très longue, non expliquée, peut fragiliser la suffisance si elle ne permet pas d’identifier les séquences réellement utiles ou l’effet technique associé.

Erreur fréquente

L’erreur classique consiste à croire qu’avoir identifié un gène nouveau suffit. En Europe et en France, l’analyse est plus exigeante : la découverte peut être scientifique, mais le brevet suppose une application technique concrète et précisément exposée. Une fiche solide présente donc la séquence, sa fonction, les expériences qui la soutiennent, son usage industriel et la portée raisonnable des variantes. Elle sépare aussi les usages thérapeutiques, diagnostiques et de recherche, car chacun obéit à des contraintes de revendication différentes.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur Séquence génétique

Pourquoi une séquence génétique seule ne suffit-elle pas ?

Une séquence génétique seule ne suffit pas parce qu’elle peut n’être qu’une information biologique. La demande doit exposer une fonction technique et une application industrielle : produire une protéine, détecter une mutation pertinente, contrôler une expression génétique ou soutenir un procédé industriel précis.

Quel risque posent les variantes de séquence trop larges ?

Les variantes trop larges peuvent fragiliser la suffisance si la description n’explique pas quelles séquences conservent la fonction technique. Il faut relier les séquences aux revendications, aux exemples et aux résultats, plutôt que de déposer une liste longue sans enseignement clair sur les entrées réellement utiles.

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