Protéger un logiciel : droit d’auteur, brevet et preuve

Droit d’auteur, preuves de création, brevet, secret et contrats : les leviers à articuler pour protéger un logiciel original.

Portrait de Lucien Trouette, conseil en propriété industrielle
Lucien Trouette Conseil en Propriété Industrielle

À propos de cette vidéo

Droit d’auteur, preuves de création, brevet, secret et contrats : les leviers à articuler pour protéger un logiciel original.
Durée 1 minute, 53 secondes
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Durée 1 minute, 53 secondes
Publiée le 7 octobre 2026
Modifiée le 12 octobre 2026
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Chapitres de la vidéo

Retrouvez les 8 moments clés de cette vidéo de 1 minute, 53 secondes.

Droit d’auteur : la condition d’originalité

Début à 0 seconde

Les éléments susceptibles d’être protégés

Début à 12 secondes

Idées et fonctionnalités : les limites

Début à 27 secondes

Conserver les preuves

Début à 37 secondes

Logiciel et brevet : la distinction

Début à 49 secondes

Choisir selon les usages

Début à 1 minute, 4 secondes

Organiser les droits et les contrats

Début à 1 minute, 20 secondes

Contacter Klarc

Début à 1 minute, 39 secondes

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Transcription de la vidéo

Cette transcription reprend les échanges de la vidéo. Elle a été mise en forme pour faciliter la lecture.

Un logiciel original est protégé par le droit d’auteur dès sa création, sans formalité de dépôt. Cette protection porte sur sa forme d’expression. En France, le Code de la propriété intellectuelle vise les logiciels, y compris le matériel de conception préparatoire. La protection peut couvrir le code source, le code objet, certains documents de conception et l’organisation expressive du programme s’ils traduisent des choix propres à leur auteur.

Elle ne couvre pas les idées, les fonctionnalités, les algorithmes ou les principes pris isolément. Deux équipes peuvent répondre aux mêmes besoins avec deux programmes distincts si l’une ne copie pas l’expression de l’autre.

Sans formalité ne veut pas dire sans preuve. L’INPI rappelle l’utilité de preuves de création, de versions et de titularité, par exemple des dépôts probatoires, des archives datées ou des journaux de version.

Côté brevet, les programmes d’ordinateur sont exclus en tant que tels. Mais un procédé inventif intégrant un logiciel peut être brevetable s’il produit un effet technique et remplit les trois critères de brevetabilité. Le brevet protège alors la solution technique revendiquée, pas le code comme texte.

Une interface graphique, un script interne ou une application métier relève souvent d’abord du droit d’auteur et de la preuve. Un traitement de signal ou un contrôle industriel peut justifier une analyse brevet si l’effet technique dépasse l’exécution normale d’un programme. Un modèle ou une base d’entraînement peut appeler le secret.

Reste à organiser les droits : identifier auteurs, salariés, prestataires, bibliothèques et composants open source. Régler par contrat les développements externes ou en collaboration et décider avant publication ce qui restera secret ou sera breveté. La protection n’est pas seule. La preuve et les contrats se préparent.

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